Le parti socialiste souhaite réagir aux propos tenus par le député maire de Woippy lors du lancement du chantier de construction de la maison pour personnes âgées.
Pour mieux valoriser chacune de ses initiatives, M. GROSDIDIER ne cesse, depuis qu’il est élu maire de Woippy, de dénigrer l’action de ses prédécesseurs. Le lancement du chantier de construction de la maison pour personnes âgées à Woippy fut une fois encore pour lui, l’occasion de démontrer son habileté à énoncer sans scrupules des contre-vérités.
Selon lui, ses prédécesseurs ne « voulaient pas » de résidence pour personnes âgées à Woippy.
Le parti socialiste dénonce cette manipulation qui vise d’une part à discréditer l’action des élus socialistes, qui pendant de nombreuses années ont œuvré mais sans pouvoir aboutir, à la construction d’une structure d’accueil pour personnes âgées à Woippy, et d’autre part à masquer les véritables causes de cet échec.
En effet, les élus socialistes souhaitaient dès les années 90, offrir aux personnes âgées de notre commune qui le désiraient, la possibilité d’être accueillis dans une résidence à Woippy. Des terrains avaient été achetés pour permettre sa construction dans l’actuelle ZAC des Terrasses (terrains que M. GROSDIDIER s’est d’ailleurs empressé de revendre, estimant, compte tenu de leur position qu’il était préférable d’y construire à prix forts des maisons individuelles).
Les élus socialistes ont tout mis en œuvre pour faire aboutir ce projet. Ils se sont heurtés hélas à l’opposition systématique et obstinée des amis UMP de M. GROSDIDIER au conseil général.
La position partisane des autorités départementales a donc été déterminante et aura privé les Woippyciens du bénéfice d’une telle structure pendant de nombreuses années.
Le secrétaire du parti socialiste et les élus socialiste du conseil municipal de Woippy
Le Président de la République et son Gouvernement ont-il encore une politique économique et fiscale cohérente ? Nicolas Sarkozy a annoncé hier la suppression de la taxe professionnelle en 2010, 35 ans après sa création. Il répond en cela à une demande récurrente du MEDEF qui y voit, un impôt injuste, un obstacle à la croissance, à l’emploi, mais également un encouragement à la délocalisation, un frein à l’attractivité, alors que plusieurs rapports, y compris du Conseil d’Analyses Economiques, indiquent que la taxe professionnelle n’est pas un critère explicatif essentiel pour le choix d’implantation d’une entreprise. A cette fin, la qualité et la formation de la main d’œuvre, l’accès aux réseaux de transport et de communication, notamment les TIC haut débit, seraient des éléments bien plus déterminants.
Depuis plusieurs années déjà, la taxe professionnelle fait l’objet d’attaques incessantes par les gouvernements de droite, particulièrement sensibles au lobbying exercé par le patronat sur ce sujet. Ce fut notamment le cas en 2005, quand le Gouvernement, dans le projet de loi de finances 2006, a décidé que la taxe professionnelle serait limitée à 3,5% de la valeur ajoutée générée par chaque entreprise. En conséquence, toute hausse de TP se traduisait dans les faits par des recettes nouvelles faibles.
L'Association des maires de France, par la plume de Jaques PELISSARD, pourtant « UMPiste », a indiqué que la taxe professionnelle représente 28 milliards d'euros de recettes pour les collectivités locales et non huit comme l’a annoncé Nicolas SARKOZY. Sachant qu’environ 10 milliards d’euros sont d'ores et déjà payés par l'État au titre des dégrèvements, cela signifie qu’en cas de suppression, il resterait 18 milliards d'euros à trouver pour compenser les pertes de collectivités locales.
Bercy attend pourtant de cette réforme une hausse qu’il qualifie de "mécanique" de 3 milliards d'euros de l'impôt sur les sociétés qui pourraient venir en recettes compensatrices. Mais pour le président de la commission des finances du Sénat, Jean Arthuis (Union centriste), dire que la hausse de l'impôt sur les sociétés peut compenser en partie la suppression de la taxe professionnelle est un "faux argument". En effet, la logique de la démarche est d'éviter les délocalisations, donc de faire en sorte que les entreprises baissent leurs prix. Or si les prix baissent, les bénéfices, donc l'impôt, ne sauraient progresser. CQFD.
Immanquablement, la disparition de la taxe professionnelle entraverait sérieusement les capacités d'investissement des collectivités locales alors que dans le même temps le Gouvernement les incite à doper leurs dépenses d’équipements par le biais de l’avance du versement du Fonds de Compensation de la TVA pour les communes. Bref, on enlève d’une main ce que l’on avance de l’autre. Au paroxysme de la crise, c’est une politique économique en direction des collectivités, dont les dépenses représentent plus de 73% de l’investissement public, totalement incohérente et anachronique.
Par ailleurs, Nicolas SARKOZY, à l’occasion de son intervention télévisuelle n’a pas été très précis quant à une hypothétique compensation des pertes. Il a de nouveau évoqué la taxe carbone sans vraiment indiquer les modalités de sa mobilisation. Dans tous les cas, une chose est certaine. Si l’Etat décide cette suppression sans une compensation à l’euro près pour les collectivités, il est à craindre que les administrés subissent une double peine, à savoir le report sur la fiscalité locale (3 taxes locales) et sur les taxes parafiscales, notamment vertes.
Or, depuis des années, l’État n’honore pas sa parole lorsqu’il transfère des charges sans transférer les moyens : il doit notamment aux départements 1,5 milliards d’euros sur le RMI, sans parler de l’APA, des routes et des collèges. Pourquoi honorerait-il ses engagements plus aujourd’hui qu’hier ?
En résumé et pour être synthétique, supprimer sans compenser la TP ce serait moins de taxes pour les entreprises et plus pour les ménages.
Eric MAROCHINI
Délégué à l’économie et à la fiscalitéLe Parti socialiste dénonce solennellement le contenu de l’avant-projet de loi sur la démocratie sociale.
En dénaturant en profondeur l’accord signé sur les règles du dialogue social, en contradiction avec les déclarations du Président de la République sur le respect des partenaires sociaux, le gouvernement prend le risque d’un conflit social lourd.
Alors que la position commune subordonne la possibilité d’augmenter le contingent annuel d’heures supplémentaires à un accord d’entreprise majoritaire (en majorité absolue des voix), l’avant-projet de loi généralise cette possibilité par simple accord représentant 30 % des salariés.
Il prévoit également qu’un accord d’entreprise pourra désormais revenir sur le principe du repos compensateur, aujourd’hui obligatoire pour les salariés dépassant le contingent d’heures supplémentaires, ce qui remettrait en cause un des piliers de la santé et de la sécurité au travail.
De plus, la possibilité de recourir aux forfaits annuels en heures ne serait plus réservée aux seuls cadres et aux salariés itinérants, mais pourrait concerner tous les salariés. Quant aux forfaits annuels en jours, ils pourraient désormais dépasser le seuil de 218 jours de travail par an sur simple décision de l’employeur.
Avec de telles régressions, les seules limites à la durée du travail deviendraient les maigres protections prévues par le droit européen, et des salariés non-cadres pourraient être obligés de travailler jusqu’à 13 heures par jour, 48 heures par semaine.
En bafouant ainsi la parole des partenaires sociaux, le gouvernement fait la démonstration du peu de considération qu’il a pour la négociation sociale. En poussant les feux d’une atomisation totale du droit du travail, il fait une nouvelle fois le choix du moins-disant social, auquel les salariés ne pourront pas résister.
Le Parti socialiste exige une nouvelle fois du gouvernement qu’il retire de cet avant-projet de loi tout ce qui n’a pas fait l’objet d’un accord des partenaires sociaux.
Le Parti socialiste soutient la manifestation organisée le 17 juin prochain contre le démantèlement du droit du travail et appelle à y participer massivement
Calendrier de la convention nationale portant sur la déclaration de principe et les modifications statutaires préconisées par la commission nationale de la rénovation
Mardi 6 mai 2008 : Envoi des textes définitifs dans les fédérations (déclaration de principes et propositions de modifications statutaires)
Jeudi 29 mai 2008 : Vote dans les sections sur la déclaration de principe et les propositions de modifications statutaires (date limite de présentation en section pour pouvoir voter : 31/12/07)
Du 16 juin au 27 juin : validation du corps électoral du congrès par le BNA
Mardi 1erjuillet 2008 : CN d’enregistrement des contributions générales et thématiques, de convocation du congrès et de validation des candidat(e)s pour les élections sénatoriales.
Vendredi 29 août, samedi 30 août et dimanche 31 août 2008 :
Université d’été de LA ROCHELLE
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