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Publié dans : Les actions de terrain
Vendredi 28 décembre 2007
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 (Jacques Clément, Pascal Jost, Franz Masella, Sandrine Barateig, Nadia Hadcoun, Guy Machiné, Jacques Duval,...)


    Le  week-end dernier, Jacques Clément est allé à la recontre des habitants du quartier du roi suite aux problèmes d'insécurité que ces derniers vivent désormais depuis plusieurs mois.

    Il en a profité pour rappeler son attachement à la police de proximité qui seule est capable de renouer un contrat de confiance avec la population et les jeunes. Cette confiance ne peut avoir lieu dans le contexte actuel où M. Grosdidier appelle désormais à la délation afin de combler les carrences de la police dans les différents quartiers de notre commune.  De même, l'installation de la vidéo-surveillance ne règlera en rien les problèmes actuellement rencontrés par les habitants et ne peut à elle seule remplacer une présence humaine indispensable. Certe, la délinquence ne sera plus concentrée sur des endroit bien précis, elle sera diluée sur l'ensemble de la commune donc moins visible mais toujours présente et plus difficilement cernée.

    D'autres thèmes ont également été abordés à l'instar de l'urbanisme, de l'aide à la personne, de l'éducation, de la petite enfance...

    L'équipe s'est ensuite rendue aux quartiers Est de la ville.

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Publié dans : Emploi/Economie
Mercredi 19 décembre 2007

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Les députés UMP ont adopté à L’Assemblée Nationale le 6 décembre 2007   une mesure mettant fin à un « privilège insupportable » pour la droite.

780 000 foyers  (âgés de 65 ans) disposant de revenus modestes  ne seront plus exonérés de la redevance audiovisuelle. Ils paieront 50%  de son montant en 2008  (58 Euros) et la totalité à partir de 2009 (116 Euros). L’Etat récupère ainsi 60 millions d’euros.
La semaine précédente la même majorité a voté la suppression de l’impôt de bourse, impôt vieux de plus de cent ans,  cette mesure va entraîner un manque à gagner pour les recettes de l’Etat de 280 millions d’euros.
Sarkozy qui se flatte d’être le « président du pouvoir d’achat » a oublié de préciser qu’il parle en fait du pouvoir d’achat des nantis.
Le député maire Grosdidier qui n’était pas présent lors de ce vote a sans nul doute approuver une telle mesure qui est franchement scandaleuse. Avec la droite dans le domaine de la régression sociale, c’est sûr on est jamais déçu !


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Publié dans : Insécurité
Jeudi 13 décembre 2007
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Voici un article dont notre maire devrait prendre connaissance avant de doter la police municipale de taser. Un incident similaire à celui du Canada sur notre commune embraserait notre ville.

    Robert Dziekanski ne sera peut-être pas mort pour rien. La commission des plaintes du public contre la Gendarmerie Royale canadienne (GRC) tire les leçons de son décès: elle préconise de restreindre l'usage du pistolet Taser, devenu "exponentiel", aux situations extrêmes.

    Le Président de la commission, Paul E. Kennedy a déposé mercredi son rapport intérimaire sur l'utilisation des "dispositifs à impulsion" au ministre de la Sécurité publique. Ce rapport fait suite au décès de Robert Dziekanski qui a reçu deux décharges de Taser à l'aéroport de Vancouver. Plus d'un million d'internautes ont regardé ses derniers instants sur YouTube, huit minutes montrant ce ressortissant polonais effaré.

    L'organisme, qui est indépendant de la GRC, formule dix recommandations "à mettre en oeuvre immédiatement". Le Taser devrait être considéré comme une "arme à impact", plutôt qu'un "dispositif intermédiaire", selon ce rapport. La commission veut limiter l'utilisation des 2 800 pistolets électriques de la police canadienne aux cas extrêmes. En d'autres termes:

    "Seulement dans les situations où le sujet a un comportement 'combatif' ou s'il représente une menace de 'mort ou de lésions corporelles graves' pour l'agent, le sujet lui-même ou le public. Cela comprend l'utilisation du dispositif en modes paralysant et sonde."

    Les policiers devraient donc changer leurs procédures d'utilisation de cette arme et recevoir une formation en conséquence. Le rapport suggère aussi de compiler des données statistiques sur la moindre décharge électrique tirée.

    La GRC demeure convaincue de l'utilité du pistolet électrique

    La commission des plaintes du public ne recommande cependant pas de moratoire sur l'utilisation du Taser, comme le réclamait, entre autres, Aministie internationale. L'organisme de défense des droits humains souligne que " plus de 290 personnes sont décédées après avoir reçu des décharges tirées par des policiers armés de Taser (dont 15 au Canada, ndlr)".

    Du côté de la GRC, le commissaire William J.S. Elliott déclarait peu après la mort de Robert Dziekanski qu'il demeure convaincu de leur utilité:
"Les pistolets Taser sont des outils efficaces pour le maintien de l’ordre public et qu’ils sont sécuritaires dans la grande majorité des cas. Lorsqu’ils sont utilisés à bon escient, ils permettent généralement de réduire le nombre de blessures lors de l’arrestation de personnes violentes."

    Le rapport de la commission des plaintes invite toutefois la police canadienne à poursuivre ses recherches sur l'utilisation du Taser. En ligne de mire: la douleur provoquée par l'arme, les autres moyens d'interventions possibles et surtout les liens entre le Taser, l'état de "délire agité" et la possibilité de mort.

    Le Taser pourrait causer une fibrilation cardiaque

    Cet état de "délire agité" est souvent cité comme un facteur de décès lors de l'utilisation du Taser, notamment par son fabricant. Plusieurs experts soupçonnent plutôt que la décharge électrique pourrait provoquer une fibrilation cardiaque causant la mort. Pierre Savard, professeur à l'Institut de génie biomédical de l'École polytechnique de Montréal, explique ce lien de causalité:

    "La quantité de courant électrique libérée par le Taser est effectivement insuffisante pour déclencher immédiatement, chez les sujets sains, la désynchronisation des ventricules qui est la cause de la mort subite (fibrillation ventriculaire). Par contre, elle peut déclencher une augmentation du rythme cardiaque (tachycardie ventriculaire) pouvant dégénérer quelques minutes plus tard en une fibrillation ventriculaire chez les sujets qui y sont le plus susceptibles. (...) Pour les décès survenant après quelques heures, d'autres mécanismes sont possibles, comme des spasmes des artères coronaires."

    Le chercheur déboulonne ainsi la ligne de défense adoptée par Taser qui considère que son pistolet n'envoie pas de décharge assez puissante pour causer directement la mort. Un député suisse s'est d'ailleurs prêté à un exercice de relations publiques en recevant volontairement une décharge de Taser, afin de prouver son innocuité.

    source: Florent Daudens (journaliste) Intégralité de l'article sur www.rue89.fr

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Publié dans : Urbanisme
Mercredi 12 décembre 2007
   
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    Le projet d'aménagement et de développement durable (PADD)
est un document qui présente le projet communal lors de l'établissement ou de la révision des Plans Locaux d'Urbanisme (PLU). Le PLU est le document sur lequel est fondée la réglementation en matière d'urbanisme.

    Dans le cadre d'une procédure de révision de PLU, ce projet d'aménagement et de développement durable (PADD) doit faire l'objet d'un débat au Conseil Municipal.

Voici quelques extraits de l'intervention de Jacques CLEMENT à ce sujet lors du Conseil Municipal du 19 novembre 2007.

    "On nous livre à l'étude un document qui en quelque sorte formalise les orientations de la commune en matière de développement. C'est presque le même discours que dans le précédent document établi à grands frais en 2003 lors de la première révision et on voit ce que cela donne.

    La lecture du document actuel laisse apparaître certaines incohérences à travers des formulations souvent toutes faites et contradictoires (comme par exemple : préserver les espaces naturels ou les éléments paysagers et encourager l'urbanisation des coteaux).

    Ce qui apparaît le plus clairement c'est que l'ensemble de l'espace communal est condamné à être urbanisé en 15-20 ans la surface construite aura été plus que doublée. Merci pour les générations futures.

    Les seuls espaces préservés, ce seront les forêts et les ruisseaux ….

    Alors on parle d'espaces naturels de qualité, de paysage en terme de principes que l'on peut soutenir mais des principes qui ne se concrétisent pas dans les faits. En effet, comment préserver les éléments naturels dans un environnement totalement construit.

    Ce paysage est une notion forte, un élément structurant dans le fonctionnement et l'image de Woippy.
IL MERITE UNE AUTRE ATTENTION que celle prévue. Une autre prise en compte que ce que laisse supposer le document.

    J'ai quand même noté un point positif. Les nouveaux territoires urbanisables se feront à la fois en individuel et collectif dans le cadre de la mixité sociale.

    Par contre, je trouve complètement aberrant de profiter des mutations des espaces industriels pour transformer et affecter ces terrains à l'habitat avec tous les risques de pollution que cela comporte et les nuisances liées à la route et à la voie ferrée.

    De plus, ce projet ne fait quasiment aucune mention des équipements nouveaux induits par les opérations nouvelles. De même aucune évocation sur l'organisation des voies et des liaisons, rien également sur les questions de déplacements. Et puis absolument rien sur des mesures préconisées à l'Agenda 21 ou lors du Grenelle de l'Environnement.

    Pour toutes ces raisons, je ne soutiendrai pas un projet fondé sur de telles bases."

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Publié dans : Municipales 2008
Vendredi 7 décembre 2007
    tract-FG.jpg Photographie de F. Grosdidier avec son fils guillaume publiée
sur un tract de sa campagne municipale de 2001

    Suite à notre article reprenant les communiqués du Républicain Lorrain et de France 3 télévision faisant référence à la mise en accusation du fils de François Grosdidier concernant l’affaire du « corbeau », nous nous devons et ce par honnêteté intellectuelle de vous informer que ce dernier a été mis hors de cause par une contre expertise en graphologie « mandatée » par le maire lui même, ce qui pourrait nous amener à nous poser la question de sa légitimité.


    Néanmoins cet épisode soulève à nouveau avec force le débat sur le mélange entre la vie publique et la vie privée des hommes politiques.
  Depuis quelques années les politiques personnalisent de plus en plus les campagnes électorales en s’appuyant sur le modèle nord américain. Dès lors le combat entre personnalités se substitue au débat public occultant de ce fait les véritables enjeux socio-économiques dont il conviendrait de résoudre.

    La manière dont Nicolas Sarkozy a mené sa campagne lors des dernières élections présidentielles nous en donne un exemple concret.

  Désormais l’image prime sur le discours car l’image n’incite pas au débat, l’image incite à la paresse intellectuelle, l’image incite à l’oisiveté.
  L’image dans la société de consommation actuelle est surreprésentée pour divertir, pour dissimuler les problèmes rencontrés dans la « vrai vie ». L’image vend du rêve et des promesses et cela les politiques l’ont bien assimilé. Mais surtout ils la mettent en pratique de façon quotidienne.

    L’image, enfin, véhicule de manière croissante la publicisation de la vie privée des hommes politiques et c’est certainement ce qu’il a de plus condamnable dans la pratique de la communication et du marketing politique. L’objectif est clair, il s’agit de transmettre à son public une image compassionnelle où l’émotion prend le dessus sur la raison.

    De manière crédule, nous pourrions croire que ces méthodes ne sont utilisées et véhiculées uniquement par les médias de masse lors des enjeux électoraux à caractère national. Or il n’en est rien. Pour s’en apercevoir il suffit simplement de regarder et d’analyser notre environnement.

    Revenons désormais pour s’en convaincre sur la dernière campagne municipale de 2001 menée par François Grosdidier. Nous avons pu dénombrer plus de 5 tracts où il s’affiche clairement avec son fils Guillaume afin de véhiculer une image de « père protecteur », ce qui est évidemment à mettre en relation avec sa campagne axée principalement sur l’insécurité.
   D’autres photographies le montre également en présence de sa femme et de son dernier né. Nous pouvons également citer une photographie mettant en scène l’actuelle adjointe à la culture en présence de ses enfants afin de la légitimer dans son rôle de mère au foyer.

    A ce jour notre maire déplore le traitement médiatique, d’une part, et les critiques de plusieurs personnalités, d’autre part, qui lui sont adressées suite à la mise en garde à vue de son fils,. Mais cela n’est-il pas simplement un retour de bâton ? Il semble désormais évidemment que l’on ne peut afficher sa vie privée sans en attendre des effets néfastes un jour ou l’autre. Et ce jour vient juste de se produire.

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Publié dans : Les actions de terrain
Jeudi 6 décembre 2007
Dans le cadre de l'élaboration de son  programme électoral, Jacques Clément se rendra  à la rencontre des habitants de notre commune.


Vendredi 7 décembre 2007

- 14H00 Place Jean Perrin
- 17H30 à l'inauguration de la crèche de Noël Place de l'Hotel de Ville





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Publié dans : Municipales 2008
Dimanche 2 décembre 2007
    Aux woippycien(ne)s " je suis à leur service (...) Je crois en Woippy ". C'est en ces termes que Jacques Clément a conclu l'interview qu'il a accordée à Rodolphe Cyr Makosso, directeur de la publication du journal Ba sango, en marge de la conférence de presse organisée dans le cadre du lancement officiel de la campagne électorale intitulée "Un nouveau contrat pour Woippy".


 


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Publié dans : Municipales 2008
Jeudi 29 novembre 2007
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    Ce samedi 1er décembre à 14 heures, Jacques Clément, le candidat du Parti Socialiste, accompagné de Jean-Marc TODESCHINI 1er Secrétaire fédéral du Parti Socialiste et Dominique GROS ,candidat à Metz, et des membres de son équipe,
inaugure sa campagne électorale. Ni artifices, ni protocole, les Woippyciens parleront aux Woippyciens  en toute simplicité.


    Situé au rond-point Belle fontaine route de Thionville, le lieu de rencontre avec les habitants a été choisi pour sa valeur symbolique. Ce rond-point décidé et construit par l'actuelle municipalité devait être, le trait d'union entre le village et les quartiers Est. Il devait permettre de rapprocher les habitants au delà de leurs diversités sociales ou culturelles.

    Tout le monde sait aujourd'hui qu'il n'en est rien. Pour évoquer le bilan du mandat du maire, les mots les plus appropriés sont "division", "fracture",  "insécurité".

    Avec une vision de l'urbanisme incohérente qui ne prend pas en compte les nouvelles normes environnementales, il bouleverse le fonctionnement de la ville et transformera à terme  Woippy en commune dortoir.

    Du point de vue des relations humaines, la fracture n’a jamais été aussi visible. Sa politique sécuritaire inefficace n’a fait que stigmatiser les populations les plus en difficulté. Ses déclarations d'intention stéréotypées et sans fondement, témoignent d'une politique de l'affichage et de l'apparence. A cet égard nous dénonçons vivement cette gestion purement politicienne de notre commune.
 
Un nouveau contrat pour Woippy

    A l’approche de l’échéance électorale, il semble déjà que certains thèmes majeurs se profilent à l’horizon : l’urbanisme dans sa dimension écologique, les finances de la communes à ce jour endettée de plus de trente millions d’euros et le souci de répondre aux besoins des habitants dans le respect des intérêts de tous. Ces axes constitueront le fil conducteur du programme intitulé « un nouveau contrat pour Woippy »

Ensemble pour une autre ville

    Attachant beaucoup d’importance à la démocratie participative, Jacques Clément et l’ensemble des hommes et des femmes qui partagent sa vision d’avenir, iront ensuite dans les différents quartiers de Woippy à la rencontre des habitants afin de recueillir leurs besoins et d'écouter leurs propositions. 

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Publié dans : Insécurité
Dimanche 25 novembre 2007


                                                                                                              Source: R.L.

Episode 1

François Grosdidier menacé de mort


    Une lettre anonyme menace le député-maire UMP une semaine après l'incendie de sa voiture et celle de son épouse.


    Selon, lui, ces actes sont directement liés à l’action répressive qu’il mène dans les quartiers pour lutter contre la délinquance. Patron de l'UMP en Moselle,François Grosdidier, qui dit avoir déjà reçu ce type de menaces, a demandé une protection policière pour sa famille.   
    Dans la nuit du 7 au 8 novembre, les voitures du député et de son épouse avaient été détruites devant leur domicile par un incendie volontaire.
   La police tente de savoir si la lettre anonyme est liée aux incendiaires ou si les incendies auraient donné des idées à d’autres.


Episode 2
Le fils du député en garde à vue

    Placé en garde à vue, il a été entendu dans le cadre de l'enquête sur les menaces de mort dont son père a été victime


       Il y a une semaine, François Grosdidier, député-maire de Woippy (Moselle) et patron de l’UMP dans le département, avait reçu une lettre de menaces de mort alors que le week-end précédent, sa voiture et celle de son épouse avaient été détruites devant leur maison par un incendie volontaire.   
    La gendarmerie a, semble-t-il, disposé rapidement d’éléments susceptibles de mettre en cause Guillaume Grosdidier, 20 ans, le fils de l’élu.
    Des études graphologiques ont été effectuées. Elles auraient permis de déceler des éléments troublants de similitude entre l’écriture de l’étudiant et la lettre de menaces.
Guillaume Grosdidier souffrirait de problèmes psychologiques. Il a nié toute implication dans cette affaire.

Source : France 3 Lorraine /E.André


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Publié dans : Emploi/Economie
Mercredi 21 novembre 2007

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Je veux être le Président de l'augmentation du pouvoir d'achat", affirmait haut et fort Nicolas Sarkozy le 14 janvier dernier, lors du lancement de sa campagne présidentielle. Le fait qu'il ait, mieux que d’autres, perçu l'ampleur de l'insatisfaction des Français sur ce sujet, et en particulier celle des couches populaires, explique pour une bonne part le large succès qu'il a rencontré en mai dernier.

     Mais en cette fin d'année, cette question devient également, pour les mêmes raisons, une des principales causes du désenchantement qui commence à poindre: dans ce domaine, le volontarisme présidentiel apparaît de plus en plus comme de l’agitation sans prise sur le réel. Non seulement, on ne voit rien venir en matière de pouvoir d’achat -ce qui après seulement six mois de présidence n’est pas en soi choquant- mais c’est plutôt une nouvelle, et nette, dégradation qui se profile désormais.

     Une spécificité française explique en particulier la très grande sensibilité du thème du pouvoir d'achat parmi les salariés: l’existence d’une "trappe à bas salaires". Afin de favoriser la création d’emplois peu qualifiés en plus grand nombre pour lutter contre le chômage de longue durée des personnes sans qualification, les gouvernements qui se sont succédé depuis vingt ans ont multiplié les exonérations de charges sociales à proximité du smic. Cette politique a eu un grand succès: on a créé en France beaucoup d'emplois mal payés ces dernières années.

      Mais elle a eu de nombreux effets pervers. Sur les 27 pays de l’Union européenne, 21 ont un smic, ainsi d'ailleurs que les Etats-Unis. Et contrairement à une idée reçue, le smic français n’est pas le plus élevé: il est inférieur à ses équivalents belge, néerlandais, irlandais ou encore britannique.

La France lanterne rouge

     Mais, parmi tous ces pays, la France présente un profil très particulier: avec 15 % de smicards, elle est de très loin le pays où ce pourcentage est le plus important. Au Royaume uni, par exemple, seuls 2% des salariés touchent le smic et les proportions sont analogues dans la plupart des autres pays riches. Le seul pays qui se rapproche de la France sur ce plan, c’est... la Bulgarie. La France est aussi, pour cette raison, le pays d’Europe où la distribution des salaires est la plus concentrée vers le bas de l’échelle. D'où évidemment l’extrême sensibilité de la question du pouvoir d’achat chez les salariés.

     Les hausses massives des produits pétroliers et des prix alimentaires intervenues au cours des dernières semaines ont entraîné une accélération sensible de la hausse des prix, passée de 1,5% par an en septembre à 2% en octobre dernier. Un niveau qui reste encore très bas, mais il y a de bonnes raisons de craindre que ce ne soit qu’un début. De plus, les couches populaires sont nettement plus touchées que les riches par ces hausses: l’alimentation pèse en effet 17% du budget d’un ouvrier, contre 12% chez un cadre tandis que les transports représentent 19% de celui d’un habitant d’une commune rurale contre 12% pour un parisien.


Extrait de l'article réalisé par Guillaume Duval, Redacteur en chef d'Alternatives Economiques et publié sur le site Rue89


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