
Plus un jour ne s'écoule sans que les médias français ne se délectent d'un nouveau «faux pas» de Ségolène Royal. Vrai couac ou vaine polémique, peu importe, dans ce consternant début de campagne, seul compte l'effet d'annonce.
Mme Royal ne connaît pas le nombre de sous-marins nucléaires français? Incompétente! Danger pour la patrie! s'écrie le choeur médiatique. François Hollande propose de revenir sur des baisses d'impôts octroyées par la droite? Ça ne peut-être qu'une gaffe... Des amateurs, ces gens-là!
Répétées mille fois, les mêmes fadaises finissent par s'insinuer. A chaque jour, son pseudo-scandale, aussitôt éventé. Ainsi va une campagne «moderne»: on dessine des «tendances». «Trous d'air» dans la campagne socialiste? Beaucoup de vent à la «une»!
Après avoir bâti le «phénomène Ségolène», les faiseurs d'opinion traquent donc désormais la moindre anicroche... On pourrait en sourire, se gausser de ces socialistes qui se sont donné corps et âme à la reine des sondages, si ce n'était la gravité de ce qui se déroule.
La principale échéance électorale de
Après une campagne 2002 battue au rythme des crimes et délits, 2007 se profile comme l'année du caniveau. On attend pour bientôt les amantes de M.Hollande sortir du placard. Pathétiques, les Verts en sont réduits à supplier les médias pour qu'on les interroge enfin sur leur programme...
Au royaume de la «petite phrase», le patron de l'UMP, lui, se délecte. D'autant que ses vieux amis Martin Bouygues (patron de TF1-LCI et parrain du petit Louis) et Bernard Arnault (

Même approche différenciée sur le patrimoine. Alors que toute la presse a relayé un mail anonyme accusant –sans fondement– le couple Royal-Hollande de fraude fiscale, bien peu se sont étonnés que M.Sarkozy déclare 1900euros d'impôt sur la fortune. Un vrai exploit pour un homme qui occupe depuis un quart de siècle de hautes responsabilités et vient de vendre son appartement de grand standing de Neuilly... Qu'il ait refusé d'exhiber sa déclaration d'impôt –contrairement à MmeRoyal– n'a pas empêché la presse de croire en ses saintes paroles.
Mais il y a pire. La semaine dernière, Le Canard enchaîné révélait que le Ministère de l'intérieur avait enquêté sur l'ex-dirigeant de Greenpeace, Bruno Rebelle, dès son ralliement au camp Royal. Une information confirmée par la police et aggravée par l'affectation à la «protection» de la candidate socialiste d'un policier connu pour son penchant à droite.
Aux Etats-Unis, lorsqu'un responsable gouvernemental avait été accusé d'espionner ses rivaux, cela avait donné le Watergate et la démission du président Nixon. En France, cela vaut trois entrefilets. Vite enterrés sous des tombereaux d'ordures.

Main mise sur la presse Tricolore
LIAISON DANGEREUSE Depuis 2002, Nicolas Sarkozy a placé des hommes à lui dans presque toutes les rédactions parisiennes, dans la presse écrite comme dans la presse audiovisuelle
-PARIS - IAN HAMEL
27 janvier 2007
Les Français ne connaissent pas la société audiovisuelle ETC (Etudes, techniques et communication). Pourtant, ils ne cessent de voir ses productions à la télévision. C'est cette entreprise, appartenant à l'UMP, le parti de Nicolas Sarkozy, qui filme le candidat Nicolas Sarkozy et qui ensuite vend (ou plus souvent donne) ses reportages aux chaînes de télévision françaises. «Le plus grave, ce n'est pas que Sarkozy organise ses propres reportages, mais que les télévisions acceptent ce procédé car il leur fait économiser de l'argent», proteste un journaliste parisien sous couvert d'anonymat.
Pourquoi se gêner? La société ETC jouit d'une excellente réputation professionnelle, elle offre des images parfaitement maîtrisées, avec des caméras face à la tribune, sur les côtés, et survolant la foule. Nicolas Sarkozy a même organisé le retour de Cécilia, son épouse, au domicile conjugal. Son photographe a pris soin de prendre les clichés à distance afin de faire croire qu'il s'agissait de photos volées par un paparazzi... Rien d'étonnant à cela. Comme le rappelle Frédéric Charpier dans son livre «Nicolas Sarkozy. Enquête sur un homme de pouvoir» (1), l'actuel ministre de l'Intérieur avait imaginé un temps devenir journaliste.
Les journalistes au pain sec
Maire de Neuilly, dans la région parisienne, et président des Hauts-de-Seine, le département le plus riche de France, Nicolas Sarkozy courtise de longue date les patrons de presse, qui sont souvent ses administrés, comme autrefois Robert Hersant, propriétaire du Figaro et de 30% de la presse française, et aujourd'hui Martin Bouygues, le patron de TF1, dont le journal télévisé est regardé par 8 millions de personnes. «Il est non seulement l'ami des patrons de presse, mais il est aussi l'ami des rédacteurs en chef et des chefs des services politiques qu'il appelle tout le temps au téléphone. Sarkozy s'est aussi constitué une cour de sans-grade qui espionnent pour lui à l'intérieur des rédactions, recevant en compensation des informations exclusives ou des promesses de promotion», raconte un enquêteur connu de la presse parisienne.
Le climat est devenu tellement étouffant que ce journaliste demande non seulement que son nom n'apparaisse pas, mais que son journal ne soit pas mentionné non plus. «Je suis contraint de me méfier de mes propres collègues», déplore-t-il. Ministre de l'Intérieur, à la tête de deux services secrets,
Le livre à charge intitulé «Nicolas Sarkozy ou le destin de Brutus» (2), écrit par plusieurs journalistes parisiens sous le pseudonyme de Victor Noir, s'est vendu à plus de 25 000 exemplaires. Il est réédité en livre de poche.

Sarkozy propulse les ventes
«On montre du doigt le magazine Le Point pour ses 10 couvertures consacrées à Nicolas Sarkozy ces derniers mois. Le problème, c'est que ces 10 couvertures ont bien vendu. Les journalistes qui ne sont pas sarkozystes ne peuvent pas reprocher ce choix journalistique à leur direction», souligne François Malye, président de
(1) Frédéric Charpier, «Nicolas Sarkozy. Enquête sur un homme de pouvoir», Editions Presses de
(2) Victor Noir, «Nicolas Sarkozy ou le destin de Brutus», Editions Denoël, 306 pages
Article de BENITO PEREZ publié le 30 janvier 2007



La dévalorisation de certaines filières est aussi un phénomène inquiétant car devenues moins attractives, les élèves en difficultés s’y orientent par défaut. De facto, l’échec scolaire peut dévier vers un échec professionnel. Un renforcement des communication d’action et d’utilité publique (CAUP) préexistante s’avère indispensable afin de rompre avec l’habitus des standards stéréotypés véhiculés dans la sphères publique et qui de ce fait plombent l’orientation des élèves dès le plus jeune age. 




Dans le cadre de sa politique de proximité, vendredi 5 janvier, les membres de la section de Woippy seront à l'écoute des habitants du quartier Saint Eloi et Boileau Pré-Génie.
Un an après la distribution des premières tentes par Médecins du monde, leur pérennisation souligne combien la politique de l’État ne fait qu’accroître la précarité.
Derniers Commentaire