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Mercredi 4 juin 2008

Le Parti socialiste dénonce solennellement le contenu de l’avant-projet de loi sur la démocratie sociale.

 

En dénaturant en profondeur l’accord signé sur les règles du dialogue social, en contradiction avec les déclarations du Président de la République sur le respect des partenaires sociaux, le gouvernement prend le risque d’un conflit social lourd.

 

Alors que la position commune subordonne la possibilité d’augmenter le contingent annuel d’heures supplémentaires à un accord d’entreprise majoritaire (en majorité absolue des voix), l’avant-projet de loi généralise cette possibilité par simple accord représentant 30 % des salariés.

 

Il prévoit également qu’un accord d’entreprise pourra désormais revenir sur le principe du repos compensateur, aujourd’hui obligatoire pour les salariés dépassant le contingent d’heures supplémentaires, ce qui remettrait en cause un des piliers de la santé et de la sécurité au travail.

 

De plus, la possibilité de recourir aux forfaits annuels en heures ne serait plus réservée aux seuls cadres et aux salariés itinérants, mais pourrait concerner tous les salariés. Quant aux forfaits annuels en jours, ils pourraient désormais dépasser le seuil de 218 jours de travail par an sur simple décision de l’employeur.

 

Avec de telles régressions, les seules limites à la durée du travail deviendraient les maigres protections prévues par le droit européen, et des salariés non-cadres pourraient être obligés de travailler jusqu’à 13 heures par jour, 48 heures par semaine.

 

En bafouant ainsi la parole des partenaires sociaux, le gouvernement fait la démonstration du peu de considération qu’il a pour la négociation sociale. En poussant les feux d’une atomisation totale du droit du travail, il fait une nouvelle fois le choix du moins-disant social, auquel les salariés ne pourront pas résister.

 

Le Parti socialiste exige une nouvelle fois du gouvernement qu’il retire de cet avant-projet de loi tout ce qui n’a pas fait l’objet d’un accord des partenaires sociaux.

 

Le Parti socialiste soutient la manifestation organisée le 17 juin prochain contre le démantèlement du droit du travail et appelle à y participer massivement

par le parti socialiste de Woippy publié dans : Actualité Nationale
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Vendredi 22 février 2008

Confirmation d'un drôle de climat: Métrobus, la régie publicitaire de la RATP, a décidé de censurer une affiche de l'hebdomadaire Courrier International. Image obscène? Trop violente? Non. Un simple titre de journal sur Nicolas Sarkozy  (...)

 

Titre original: "Sarkozy, c'est fini", en français dans le texte...

 

Depuis quelques semaines, chez Courrier, les guetteurs de la presse internationale sentent le vent tourner autour de la popularité du président de la République. Articles de plus en plus critiques, éditos cinglants, chroniques assassines: à l'image de sa chute dans les sondages, la cote européenne de Nicolas Sarkozy s'effondre à longueur de colonnes.

 

Pour marquer le coup, l'hebdomadaire décide de publier, dans le numéro sorti ce jeudi, quatre articles"Sarkozy, c'est fini" (en français), brosse le portrait d'un chef d'Etat malade. Malade de quoi? De son "ego hypertrophié", explique le journaliste, inscrivant le nouvel élu dans la longue lignée des pathologies présidentielles de la Ve République: particulièrement durs, dont celui de Lluis Bassets, directeur adjoint de la rédaction d'El Pais. Une plume acérée et respectée qui, le 14 février dernier, autour du titre

"L'infirmité dont souffre Sarkozy n'a pas la gravité du cancer de la prostate de Mitterrand, mais elle affecte cet organe vital qu'est l'ego, et qui souffre d'une hypertrophie probablement irréversible."

Comme d'habitude, la rédaction de Courrier s'est creusée les méninges pour trouver un titre adéquat, toujours différent du titre original de l'article. Après réflexion, cela donne:

"Sarkozy, ce grand malade"

Vu la qualité du papier et de son auteur, le titre se transforme en appel de Une:

"Vu de Madrid: Sarkozy, ce grand malade"

Deux versions de la même affiche, finalement refusée par Métrobus

 

Comme souvent dans l'année, Courrier International accompagne sa sortie d'une campagne d'affichage sur les bus et dans le métro. Le projet d'affiche arrive entre les mains de Métrobus, régie publicitaire de la RATP, plusieurs jours avant diffusion. Le premier projet présenté est le suivant:

Refus de Métrobus, qui demande une modification de l'affiche. Etonnement de Courrier International, qui, dans un esprit de compromis, propose une deuxième version:

Nouveau refus de Métrobus, qui n'avance pas de raison précise. Serait-ce l'effet Ryanair, affaire dans laquelle les avocats de Nicolas Sarkozy ont obtenu devant les tribunaux réparation pour une atteinte au droit à l'image? Ou l'effet SMS, après la plainte pour "faux et usage" déposée contre le Nouvel Observateur?

 

(...)La direction de Métrobus, qui compte le groupe Decaux et le groupe Publicis parmi ses principaux actionnaires, n'a pas répondu à notre demande de réaction.

Retrouvez l'intégralité de l'article sur Rue89.fr
par le parti socialiste de woippy publié dans : Actualité Nationale
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Lundi 14 mai 2007

 

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Un article du Journal du Dimanche révélant que Cécilia Sarkozy n'aurait pas voté lors du second tour de la présidentielle aurait été censuré par l'actionnaire de l'hebdomadaire, le groupe Lagardère, selon une information parue sur le site internet Rue89.

"Selon nos informations, le Journal du Dimanche a renoncé à publier un article racontant comment Nicolas et Cécilia Sarkozy avaient passé leur dernier dimanche, le 6 mai, jour du second tour", lit-on sur ce site fondé par d'anciens journalistes de Libération.

Selon eux, leurs confrères du JDD auraient "découvert", en consultant le registre du bureau de vote où était inscrite Cécilia Sarkozy que l'épouse du candidat de l'UMP "n'avait pas voté".

Le directeur de la rédaction de l'hebdomadaire dominical, Jacques Espérandieu, a alors demandé à ses journalistes samedi, veille de la parution du journal, d'appeler Cécilia Sarkozy avant de publier l'information, indiquent les rédacteurs de Rue89.

Cécilia Sarkozy n'a pas voulu faire de commentaire, ajoute le site internet.

"A la suite de quoi, plusieurs membres de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy seraient intervenus", affirme Rue89 qui cite notamment Claude Guéant, le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy et Franck Louvrier, son responsable de la communication.

"Finalement, Arnaud Lagardère, patron du groupe Lagardère, a exigé que l'article soit remis dans un tiroir", affirme Rue 89.

"L'article, illustré d'une photo de la liste d'émargement, mentionnait également de vifs échanges, dans la soirée (du 6 mai), au sein du couple", précise Rue89.

Libération
par le parti socialiste de woippy publié dans : Actualité Nationale
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Jeudi 21 décembre 2006

Tente de SDFUn an après la distribution des premières tentes par Médecins du monde, leur pérennisation souligne combien la politique de l’État ne fait qu’accroître la précarité.

 

L’hiver dernier, l’association Médecins du monde (MDM) a inauguré la distribution de tentes à Paris. Incontestablement généreuse, l’initiative devait au départ gérer l’urgence et se voulait une interpellation des pouvoirs publics. Un an après, le problème persiste. Pire, la situation s’aggrave suite à certaines décisions de l’État. La restriction des allocations chômage a provoqué l’explosion du nombre de rmistes, tandis que les expulsions locatives ne font que progresser (+ 40 % sur les six premiers mois de 2006 par rapport à la même période en 2005) et que les lois Sarkozy ont augmenté le nombre de déboutés du droit d’asile, qui errent dans les structures d’hébergement.

L’installation des tentes a permis un coup de projecteur sur le fléau de l’exclusion. Comme l’explique Graziella Robert, responsable de la mission SDF de Médecins du monde, « les tentes ont donné une visibilité plus importante à un drame qui est sous nos yeux tous les jours. Notre action visait aussi à éviter que les personnes qui refusent d’aller dans les centres d’urgence ne restent dans le froid. » Mais les tentes ne peuvent être qu’une transition vers une solution plus décente. Même si la mairie de Paris et MDM ne sont pas toujours d’accord, leurs objectifs sont communs : faire en sorte que ceux qui vivent dans la rue retrouvent un hébergement durable grâce à un parcours de réinsertion.

Particulièrement mobilisée sur la question, la mairie de Paris a augmenté de 60 % depuis 2001 le budget consacré à la solidarité : centres d’hébergement d’urgence, permanences sociales d’accueil, équipes de maraude… Une palette de solutions qui n’est cependant pas suffisante alors que Paris concentre 62 % des places d’hébergement d’Ile-de-France. « Les efforts déployés par certaines collectivités ne peuvent pas suffire face aux carences de l’État et à l’égoïsme de leurs voisines. Il est temps que l’on applique la loi sur la diversité de l’habitat de juillet 1994 pour sortir de la notion de ghetto. D’autant qu’en Ile-de- France, 188 communes s’affranchissent également de la loi SRU (solidarité et renouvellement urbains) », regrette Gisèle Stievenard, adjointe au maire de Paris en charge de la solidarité et des affaires sociales.

Face à la médiatisation de la situation parisienne, Catherine Vautrin, ministre déléguée à la Cohésion sociale, a chargé Agnès de Fleurieu, présidente de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, d’une médiation pour trouver une solution aux problèmes posés par les tentes. « Si son rapport, remis le 10 août dernier, semble aller dans le bon sens », Graziella Robert déplore qu’il soit « largement insuffisant au regard des besoins qui existent sur le terrain. » Mêmes attentes du côté de la mairie : « on a réussi à obtenir que certains centres restent ouverts 24 heures sur 24, avec un fonctionnement plus souple, mais la demande de Bertrand Delanoë pour qu’une conférence régionale sur l’hébergement et le logement des plus démunis soit réunie reste lettre morte. » En dépit des déclarations, l’État semble donc camper sur ses positions, tandis que de nouvelles tentes risquent d’apparaître cet hiver à Paris, mais aussi en province.

par le parti socialiste de woippy publié dans : Actualité Nationale
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